Hartmannswiller

Hàbschwiller en alsacien

est une commune située au pied du Vieil Armand sur le Canton de SOULTZ et qui fait partie de la Communauté de Communes de la Région de GUEBWILLER

Nombre d’habitants : 650

Gentilé : Hartmannswilleroises et Hartmannswillerois

vue du village de Hartmannswiller à l'entrée

Hartmannswiller, écrit alors Hadmanswirle, est mentionné pour la première fois sur un document du Pape Grégoire VIII le 31 octobre 1187.

Acquise en 1200 par l’abbaye de Murbach, en 1468 l’Abbé de Murbach Barthélémy d’Andlau donna en bail à la ville la forêt appelée Forst. Le village est ensuite possession de l’évêché de Strasbourg, Hartmannswiller devint fief des Waldner, pour 100 marcs en 1331.
Ce n’est qu’en 1760 que les Waldner devinrent réellement propriétaires du village jusqu’à la Révolution française.
Hartmannswiller devient alors un village à vocation viticole et agricole. On compte notamment en 1810 pas moins de 23 vignerons, 53 artisans et 19 cultivateurs.
En 1874 la conduite d’eau est installée et en 1912 la première ligne électrique, sous le régime prussien.

Au cours de la Première guerre mondiale, le village fut ravagé à 90%.
C’est en 1915 que les principaux combats ont eu lieu, notamment au Hartmannswillerkopf. Un mémorial est maintenant érigé au sommet de cette montagne située entre les communes de Hartmannswiller, de Wuenheim, de Wattwiller et de Soultz.
Voir le site : https://www.memorial-hwk.eu/

De 1920 à 1925 la localité fut reconstruite mais un quart de la population manque à l’appel. En 1922 le village est desservi par la ligne d’autobus qui relie Guebwiller à Cernay. En 1930 un monument aux morts à la mémoire des victimes de la guerre fut érigé, avec le nom de 23 victimes originaires du village.
En 1941 les troupes allemandes occupent le village et 32 jeunes sont incorporés de force dans la Wehrmacht. Les troupes de l’occupation enlèvent le monument aux morts ce qui choqua l’ensemble du village. Il faudra attendre 1952 pour revoir un monument aux morts, où figurèrent désormais les victimes des deux guerres mondiales originaires du village.
Hartmannswiller se reconstruit, se repeuple peu à peu. 1970 et 1972 voient la construction d’un gazoduc et d’un pipeline. Du macadam est posé dans les rues du village facilitant les transports. En 1984 le village a inauguré sa salle polyvalente ainsi que le Dorfhuss siège de la CMDP (banque du Crédit mutuel anciennement appelé Caisse Mutuel Dépots et Prets).

A voir absolument :

Plusieurs lieux, commerces et associations vont voir le jour comme le Stand de Tir, le festival des cliques et fanfares, le tournoi de football des sapeurs-pompiers, la construction du magasin de meubles Rohrbach, la société d’Histoire, le Foyer Club des jeunes (qui organisera les courses de caisse à savon), l’école de musique et la chorale Sainte Cécile, le vélo club, l’amicale de l’école etc… Le village renaît !

Merci à la Société d’Histoire de Hartmannswiller pour ces recherches.
Source : Hartmannswiller,1495-1995 500 ans d’Histoire, Paul Glaentzlin et Michel Lang, le Conseil de Fabrique, 1995
Ouvrage consultable à la mairie

L’Eglise Saint-Blaise

 

Du nom du martyr arménien en 316, les parties les plus anciennes de l’édifice actuel remontent au XIIIe siècle et sont de style roman. L’église possède un clocher et une nef, un choeur, une chapelle, un orgue, trois cloches suspendues (dont une date du XVe siècle) et une horloge (1858) En 1469 le clocher et la nef sont reconstruits, tandis que le choeur, gothique tardif, n’est achevé qu’en 1495 (millésime gravé sur la fenêtre centrale).

En 1881 le toit du clocher étant vétuste, il fut décider d’y mettre une flèche couverte d’ardoise surmontée d’une croix, faisant office de paratonnerre. 
La Première Guerre mondiale épargna l’église mais elle subit quelques dégâts. 

eglise saint blaise

Le cimetière fortifié

Les cimetières fortifiés autour des églises ne sont plus nombreux en Alsace. Son origine pourrait dater de la campagne d’Enguerrand de Coucy en 1375 ou de l’invasion des Armagnacs en 1444. 
Son but premier n’est pas de soutenir un siège mais de protéger la population des attaques de mercenaires.


A l’époque, l’entrée du cimetière se trouvait en face du chateau des Waldner (voir paragraphe Le Chateau). Il se pourrait que cette fortification servait à sécuriser également le château. Les remparts étaient protégés en partie par des douves remplies d’eau, provenant du Fridolinsbach. Construit en grès rose, il faisait autrefois 6m de hauteur, mais pour des raisons de vétusté, il s’est vu abaissé de deux mètres.

Armoiries de Hartmannswiller

Armoiries officiellement reconnues en 1697 sous le règne de Louis XIV, décrites comme suit « Un fond rouge avec trois bandes horizontales argent et sur tout, un lion noir« .
Il paraîtrait qu’à l’origine c’était un loup qui était représenté, des pierres bornes attestent cette théorie dont deux sont visibles dans une des tourelles du cimetière du village. Le sobriquet des habitants du village reste WOLF (loup)

Le Chateau

Un chateau est mentionné sous la forme d’un fief des sires Hus (Dietrich de Haus), grande famille ministérielle et vassales de plusieurs dynastes alsaciens, relevant de l’évéché de Bâle qui le céda pour 100 marks à l’Eglise de Bâle en 1308. Une description du château datant de 1387 fait état des fossés qui l’entouraient et qui ont disparu aujourd’hui.
En partie détruit durant la Guerre de Trente ans, il fut réparé par Jacques 1er de Waldner au XVIIe siècle. Il resta la propriété des Waldner jusqu’à la Révolution. Début du XIXe siècle, Joseph Baumann, riche horticulteur de Bollwiller acheta le manoir et le vendra au milieu du siècle à la famille Zeller, propriétaire des ateliers de céramiques d’Ollwiller. Monsieur Baumann autorisera des familles juives à séjourner dans les dépendances du chateau contre paiement (par des travaux notamment). Le chatelain leur donna protection et habitation, c’est ainsi que s’organisera la première communauté juive d’Hartmannswiller, comprenant 80 personnes environ.
Reconstruit en 1918, le château devient un bâtiment agricole. Il est aujourd’hui une propriété privée, dont l’accès est autorisé lors des Journées du Patrimoine.

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